HYSACAM

Equipements
Il s’agit de la première vague. La seconde arrivera plus tard, la somme de nouveaux camions et engins devra atteindre 211.
55 nouveaux camions chez HYSACAM
Njiki Fandono
Dans les couloirs de l’entreprise Hygiène et salubrité du Cameroun (Hsacam) à Douala, l’acquisition de 55 nouveaux camions présentés à le 5 juin dernier n’est pas fortuite. Des enjeux ici sont nombreux, même si ce projet date d’il y a un an. « Hysacam est prête. Nous sommes capables de tenir. A condition qu’on nous paie ce qui nous est dû par l’Etat. Vous avez la réponse devant vous », souffle-t-on. Autrement donc, par l’acquisition de ces nouveaux engins, l’entreprise que manage Michel Ngapanoun veut passer un message. « Le problème n’est pas au niveau de la collecte des ordures qui dépasserait l’entreprise. Certes, nous avons des problèmes tels l’accès, la mobilité dans certains quartiers, l’incivisme des populations qui n’ont pas compris par où jeter les ordures etc. mais le principal c’est au niveau de l’argent. C’est un signal que nous envoyons. Notre capacité technique et opérationnelle n’a pas fait défaut. Que les populations nous fassent confiance. Qu’on nous paie efficacement, nous sommes prêts », souffle une voix autorisée de la maison, qui fustige l’arrivée de leur dû en compte goutes. La conséquence est immédiate, des rues jonchées d’ordures.
Les engins présentés à Douala font partie des 211 camions et engins que cette entreprise va acquérir. Le coût total de tous ces équipements s’élève à 24,5 milliards de FCFA, fruit de la coopération entre trois banques basées au Cameroun (Bicec, Société générale Cameroun, Ecobank) et Proparco (filiale de l’Agence française de développement dédiée au secteur privé.
Ces engins lourds arrivent à quelques mois de la prochaine coupe d’Afrique des nations. Michel Ngapanoun et ses collaborateurs envisagent de créer des équipes spéciales à cette occasion. Il faudra assurer une veille stratégique partout où les matches se joueront. Tâche qui sera effectuée par les nouveaux équipements.
Hysacam compte 5000 employés. Le gros de l’effectif se trouve dans les rues pour la collecte et le transport des ordures ménagères. A Douala par exemple en une journée, « nous collectons en moyenne 1400 tonnes de déchets et en moyenne 600 tonnes attendent d’être collectées à leur tour. Les besoins de l’entreprise évoluent donc tous les jours. Si en 1970 Douala avait besoin de 10 camions pour le ramassage des ordures, de nos jours il en faut plus. »
Les camions arrivés, martèle la cellule de communication, sont destinés au marché camerounais. Même si de nombreuses villes de la sous-région sont également desservies par Hysacam. Les derniers camions acquis par cette entreprise créée en 1969 remontent en 2011. Cette année année-là, 125 engins similaires avaient été acquis. La durée de vie d’un camion est de cinq ans. Avec la nouvelle acquisition, va-t-on enfin couvrir toutes les villes, toutes les mairies du triangle national ? « C’est chaque mairie qui manifeste le désir de nous recevoir. En fonction de ses moyens. »

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