PAD

Infrastructure
De la construction d’un port sec sur l’île de Manoka en passant la réparation de nombreux engins tombés en panne il y a de longue année, cette plateforme portuaire veut se mettre au même niveau que ses concurrents de la sous-région.
Les nouvelles ambitions du port autonome de Douala
Georges Semey
Le port autonome de Douala (PAD) n’est plus up to date, pendant dans la sous-région Afrique centrale par exemple, il y a une concurrence accrue qui prend corps. Au point où certains opérateurs économiques commencent à le bouder pour se tourner ailleurs. Le top management a recensé les points de défaillance. « Initialement configuré pour manipuler 2 millions de tonnes de marchandise par an, les infrastructures portuaires se sont retrouvées contraintes vers la fin des années 70 par le volume des activités. En 1980, il y eu le rallongement à 7 millions de tonnes de marchandises par an. Ce plan, nous y sommes toujours, mais ces installations ont atteint la fin de leur cycle de vie normale alors même que le tonnage des marchandises continue de croitre pour se situer aujourd’hui à 12 millions d tonnes », explique Cyrus Ngo’o, le directeur général du PAD.
Il faut donc apporter des solutions rapides et pérennes, si l’on vise la compétivité face aux ports de Guinée Equatoriale et du Gabon en l’occurrence. « Face à cette situation, le PAD, dans le cade de ses missions, a obtenu le feu vert du gouvernement à l’effet d’engager toute action susceptible à l’immédiat, à court, à moyen et long terme, de renverser la tendance des dérations des installations portuaires au regard de l’impact de leur état sur la fluidité des opérations portuaires. C’est dans cette dynamique que se situe le processus de normalisation des opérations portuaires entamée depuis 2016 ainsi que les projets donc la réalisation permettra d’amorcer la phase des rénovations, de transformation physique et du développement du PAD à la fois sur ses rives gauche et droite », dit Cyrus Ngo’o.
D’autres chantiers sont en vue. Il s’agira du nettoyage du plan d’eau du Wouri par l’enlèvement de 25 épaves de bateaux, les plus encombrantes et plus dangereuses pour la navigation maritime dont les travaux ont démarré, l’autonomisation du dragage du plan d’eau des pieds de quai, les darses avec l’acquisition en cours d’une drague stationnaire à laquelle viendront s’ajouter d’autres engins nautiques en panne depuis 8 ans, mais dont la réhabilitation est en cours. Le top managements du PAD annonce l’autonomisation du dragage du chenal du PAD, avec l’acquisition d’ici la fin d’année d’une drague aspiratrice en marche pour l’entretien permanent du chenal d’accès. Cyrus Ngo’o annonce le balisage du chenal d’accès au port par un navire multifonctionnel, qui sera livré avant la fin d’année. Cet engin, soutient-il, viendra renforcer le baliseur Nyong en panne depuis 8 ans également qui sera réhabilité pendant cet exercice.

Compétitivité
L’équipe dirigeante actuelle est appelée à travailler en collaboration avec le port de Kribi pour la création d’une entreprise de transport maritime.
Les multiples missions du PAD
G.S
C’est une entreprise au cahier de charges dense. Elle doit par exemple assurer la mission de gestion, de promotion et du marketing du port de Douala Bonabéri. La société est à ce titre chargée de la coordination générale des activités portuaires, les travaux d’équipements, d’extension, d’amélioration, du renouvellement, de reconstruction, d’entretien dudit port et de ses dépendances. De la sécurité et de la police d’exportation, de la gestion, de l’entretien, de la maintenance, et du renouvellement des infrastructures et des équipements portuaires. A elle également d’assurer la protection de l’environnement portuaire, la maitrise des travaux confiés aux entreprises pour le dragage etc.
En visite à Douala le 22 juin dernier pour sa prise de contact avec les entreprises de son secteur, Jean Ernest Ngallè Bibehe des Transports a prescrit le nouvel horizon. « J’exhorte le directeur général du PAD et toute son équipe à s’investir avec efficacité et efficience au relèvement des défis et enjeux liés à la mise en œuvre du présent plan stratégique ». Ce plan stratégique qui porte sur la réalisation des grands travaux entrepris ou qui sont dans le pipe. « Je demande au DG de finaliser dans les meilleurs délais possibles de concert avec le port autonome de Kribi l’étude relative au projet de création d’une société de transport entre les ports de Kribi et de Douala. Ce n’est qu’à cette condition que le sous-secteur maritime portuaire pourra relever le double défi de l’amélioration substantiel de la compétivité de l’économie camerounaise », prescrit Ngallè Bibehe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *