Partenariat Camwater/ Gelec energy

Coopération:  

Cette entreprise française est chargée de livrer à la Cameroon water utilities des groupes électrogènes. Objectif visé, pallier aux délestages qui privent les robinets de l’eau.

La Camwater signe un partenariat avec Gelec Energy

PAR Aloys ONANA

L’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) pour 2019 est retirée au Cameroun. Ce qui est insuffisant pour doucher les ambitions du directeur général de la Cameroon water utilities de voir couler à flots dans ses robinets de l’eau, à tout temps. « Je pense que les délais seront toujours respectés avant la CAN 2019 car c’est sur cette base-là que nous sommes partis », lâche posément, mais fermement Gervais Bolenga, directeur général de Camwater à l’endroit du président directeur général de la société Gelec Energy. La réponse ne se fait pas attendre. « C’est regrettable pour ce qui est de la CAN, mais vous serez déjà prêts pour la prochaine », répond Armand Alexanian, PDG de Gelec Energy.

C’est que, dans la détermination à toujours avoir de l’eau dans les robinets – un défi qui est souvent mis en mal du fait des délestages électriques- la Camwater a eu une nouvelle idée. Recourir aux groupes électrogènes afin que ceux-ci, à la moindre coupure d’énergie électrique, prennent rapidement le relais, empêchant ainsi aux clients de cette entreprise à rester des heures, des jours, voire des semaines sans la moindre goute d’eau dans les robinets. Au sujet donc des groupes électrogènes, un contrat a été signé le 5 décembre dernier au troisième étage de l’immeuble abritant la direction générale de Camwater à Douala.

Un choix de partenaire que la voix la plus autorisée de Camwater justifie. « Votre expertise parle pour vous, nous n’avons pas hésité. C’est un choix qui n’est pas anodin. Votre expertise touche sur un secteur qui nous intéresse, qui nous sortira de la dépendance énergétique. L’accouchement n’a pas été facile, il fallait arrondir les angles, être attentifs aux virgules, in fine, nous nous sommes entendu sur le principe. Je peux dire que le bébé est gros. Il faudrait donc que nous ayons une coopération fructueuse », indique Gervais Bolenga. Dans les détails, les négociations ont été âpres entres les deux parties. Camwater ne voulant pas entrer dans une affaire qui allait la désavantagera, idem pour le camp d’en face. Tous nuages dissipés, les choses sérieuses peuvent commencer, notamment l’arrivée des équipements attendus de Gelec Energy. « Le contrat est à présent signé, qu’il soit respecté et réponde aux besoins criard de nos populations. Il faut que ce contrat soit exécuté », insiste le directeur général de Camwater.

En rappel, l’objectif fixé par le gouvernement camerounais à tous les acteurs impliqués dans le processus d’alimentation en eau potable en milieu urbain d’ici 2020 est d’atteindre un taux d’accès de 75 %. Pour relever ce défi, la Camwater a mis en place un vaste programme d’investissement s’articulant autour de travaux de réhabilitation, de renouvellement, de renforcement et d’extension  de la capacité de production et de distribution de tous les centres existants. Les installations construites et mises en exploitation ne pourraient desservir les populations en milieu urbain de manière ininterrompu que si les conditions de maintenance et surtout d’alimentation en électricité sont optimales. « Force est de constater avec regret que les services d’apprivoisement en énergie électrique bien qu’ayant été améliorés avec le temps, continuent de présenter beaucoup d’insuffisance et par conséquent impactent directement sur la qualité du service d’approvisionnement en eau potable », déclare Camwater.

REACTION

 Armand Alexanian, PDG de Gelec Energy

« Nous offrirons 36 machines à Camwater »

C’est la première fois que vous venez au Cameroun. Est-ce également la première fois que vous allez développer ce type de projet sur le continent ?

Pas aussi important que celui-ci. On a effectivement eu pas mal de projets qui ont été montés en Quinée Equatoriale, j’en ai eu en Afrique du Nord, au Mali, en Côte d’Ivoire, mais pas aussi important que celui-ci. Celui-ci, c’est vraiment un dossier relativement important et j’ose espérer que nous remporterons d’autres.

Il est important. Combien de groupes électrogènes allez-vous mettre à la disposition de la Camwater ?

36 machines.

Des machines à produire ou alors elles sont déjà disponibles ?

Certaines sont disponibles, parce qu’en précommande on les a mise de côté on savait qu’en principe ça devait se finaliser, et une partie sera fabriquée par contre de façon spécifique.

Qu’en est-il de la maintenance ?

Elle va être assurée par les locaux qui vont être formés chez nous. Ça parait tout à fait logique d’avoir des gens de proximité qui assurent la maintenance parce que c’est un matériel de secours, il doit être disponible, en parfait état en permanence, on ne peut pas attendre que quelqu’un vienne trois, quatre, cinq heures d’avion pour pouvoir dépanner donc, on va former le personnel. Mais on n’a pas encore parlé de ce contrat d’entretien qui sera mis en place sans aucun problème.

Dans l’imagerie populaire, les groupes électrogènes sont gourmands en carburant…

Ils sont de la nouvelle génération, donc consomment moins que par le passé, ils consomment du gasoil. On travaille beaucoup avec les services de l’Etat français sur des groupes qui vont fonctionner à l’huile végétale, mais pas cela.

Parlez nous de votre entreprise

Elle a été crée en 1998 par mes soins à Marseille et elle n’avait pas de vocation de fonctionner que dans les groupes électrogènes. L’opportunité a fait que de fil en aiguille, par achat de sociétés, j’ai racheté un certain nombre de sociétés sur le territoire français et donc parmi les acquisitions il y a celle de Gelec il y a trois ans, qui a la particularité de fabriquer les groupes électrogènes.

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